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  • Photo du rédacteurFlore Lionel-Marie d'Arc

La parentalité consciente

Dernière mise à jour : 16 avr. 2022




Je suis Éducatrice de Jeunes Enfants et je suis maman.

Ma bibliothèque déborde de livres sur la pédagogie positive et j’ai du lire et écouter sur ce sujet suffisamment d’articles et de podcasts pour faire le tour de la terre avec les mots lus et entendus.

C’est vrai, j’ai certaines connaissances sur le sujet. Et pourtant de vous à moi, je ne suis pas « meilleure mère » que vous.


Alors pourquoi toute cette théorie accumulée ne me permet pas d’être un « super parent bienveillant en toutes circonstances » ?

Pourquoi au fil de toutes ces lignes, pourtant pleine de bonnes intentions, n’ais-je jamais, ou trop rarement, lu ou entendu, que tous ces précieux conseils et recommandations pour être un « bon parent » ne peuvent pas être constamment appliquées dans la « vraie vie » ?


Car être un « vrai parent », c’est avant tout être traversé par des émotions, des sentiments, ce qui fait par définition l’humain. Un « vrai parent » vit aussi dans une « vraie société » avec pour la plupart d’entre nous, des contraintes liées à un mode vie souvent très éloigné des conditions propices à une parentalité positive.


 


Aujourd’hui j’aimerais à travers ces quelques lignes, venir nuancer cette notion de parentalité bienveillante ou positive.

Pour cela, je préfère parler de « parentalité consciente » pour sa connotation moins culpabilisante à mon sens. Il n'est d'ailleurs pas de moi. Filliozat entre autres, en parle très bien dans certains articles et notamment dans son dernier ouvrage "Au cœur des émotions".


Il s'agit d’intégrer les concepts de l'éducation bienveillante ou positive tout en prenant en compte la part projective de notre inconscient, sans cesse mise au travail, au travers notre rôle d'éducateur. Pour faire court, cette conceptualisation insiste sur la nécessité d'un travail sur son passé en lien avec son enfant intérieur, dans l'objectif de toujours progresser vers une bientraitance éducative. Je ne crois rien vous apprendre quant au fait que nos émotions d'enfants sont constamment rejouées au travers la relation éducative avec nos propres enfants. Je pense que déjà, cette première prise de conscience permet une certaine distanciation avec des situations où l'on se sent dépassé par ses émotions.

Car selon moi, le parent "bien traitant" n'est pas celui qui ne failli jamais, qui ne "craque" jamais, mais bien celui qui s'interroge, reconnaît ses difficultés, se remet sans cesse en question, s'informe, autrement dit "conscientise l'éducation" pour toujours se rapprocher de ce qu'il estime être le plus propice au développement de son enfant, dans un cadre le plus bienveillant possible.




 


Être un parent conscient, c’est aussi être un parent à l’écoute de ses propres besoins. Car comment parler de prise en compte des besoins de son enfant si nos propres besoins sont niés ? Ne doit-on pas prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres ? Selon moi, cette dimension est à la base de l’éducation bienveillante : il est impossible de parler de bienveillance envers l’enfant si l’adulte n’est pas dans une bienveillance envers lui-même. Alors oui, être parent c’est donner de sa personne, faire des concessions et ça reste le métier le plus difficile au monde, mais non, ce n’est pas se sacrifier pour ses enfants. Comment prôner l’inspiration chez son enfant, être soi, écouter ses besoins, ses émotions etc. en incarnant l’inverse ?


Nous savons que le premier mode d’apprentissage des touts petits se fait par mimétisme. Alors osons être un parent inspirant et ne culpabilisons surtout pas, nous en serons que davantage bienveillants.


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